Merci Philipp !

Philipp, instigateur et fondateur de DÉFI VÉLO et chef de projet depuis sa création, nous quitte et cède son poste à Benoît, coordinateur romand depuis 2016. Benoît et Katharina, coordinatrice pour la Suisse allemande, se partagent dorénavant le poste de co-chef·fe de projet.

Son successeur, Benoît, lui a posé trois  questions:

Quel est ton lien avec le vélo ?

En y réfléchissant, je me rends compte que le vélo est une sorte de fil rouge dans ma vie. J’ai fait beaucoup de vélo déjà comme enfant, ensuite j’ai commencé à aller à l’école à vélo à partir de la 5e année (7e Harmos). Pendant mes études, j’ai commencé à travailler comme coursier à vélo à Lausanne, job que j’ai continué par la suite durant 6 ans. J’ai fait plusieurs voyages à vélo, à Madrid, en Scandinavie et au Mexique. De retour de voyage, j’ai créé en 2009 Label Vert, une entreprise de sensibilisation à l’écologie. En contact avec PRO VELO Lausanne, pour lequel j’avais été moniteur de cours vélo et PRO VELO Suisse, chez qui j’avais effectué du service civil et un remplacement de 6 mois en tant que coordinateur romand, j’ai eu l’opportunité de développer un nouveau projet destiné à motiver les jeunes à (re-)découvrir le plaisir et la liberté du vélo! C’est ainsi qu’est né DÉFI VÉLO. Avec l’arrivée de mes enfants, le cargobike s’est naturellement imposé comme le nouveau moyen de transport du quotidien. Et je me réjouis des  prochaines découvertes, tant les possibilités du vélo sont infinies!

Qu’est-ce qui t’a poussé il y a 10 ans à créer un projet comme DÉFI VÉLO ?

La naissance de DÉFI VÉLO est la conjonction de plusieurs facteurs: après avoir créé Label Vert, j’ai mis en place d’un projet pilote pour le compte de PRO VELO Suisse, qui visait à tester le potentiel de la promotion du vélo dans les écoles et les organisations sportives et de loisir. Le bailleur de fond n’a pas souhaité donner suite, mais les enseignements de ce test étaient précieux et montraient que l’aspect ludique devait être encore plus développé. Alors que je me disais que c’était dommage d’en rester là au moment où les statistiques montraient un recul important de la pratique du vélo chez les enfants et les jeunes et que j’étais convaincu, à titre personnel, du pouvoir subversif du vélo comme moteur pour la transition écologique, PRO VELO région Lausanne m’a sollicité pour imaginer un concept novateur pour promouvoir le vélo auprès des 15-20 ans. J’ai mis à profit l’expérience précédente, mes longues années de scoutisme en tant que moniteur Jeunesse & Sport et les conseils de mes collègues coursiers à vélo pour relever le défi: concevoir un projet qui puisse transmettre le virus du vélo aux jeunes de manière pratique, concrète et en misant sur l’expérience vécue.

Quelles perspectives vois-tu pour la promotion du vélo en Suisse ces prochaines années, particulièrement chez les jeunes ?

Il y a encore énormément à faire! Les résultats des multiples efforts en terme de promotion du vélo commencent à se traduire dans les statistiques. Mais pour la tranche d’âge 15-20 ans il s’agit pour l’instant simplement d’une stagnation du recul. Pour réellement inverser la tendance, des efforts soutenus et conjoints en terme de promotion et d’infrastructures sont encore nécessaires. Avec la pandémie, le vélo a connus un succès inattendu, que nous devons soutenir, encourager et que les collectivités publiques devront inscrire dans la durée, au-delà de la période test. Et plus il y aura de cyclistes, plus les infrastructures feront leur preuves et nous pourrons  aller vers des aménagements en faveurs du vélo, continus et sécurisés. Pour cela, nous devons redoubler d’efforts dans la promotion et continuer à partager la passion, la liberté et le bonheur d’être à vélo! Pour la santé du cycliste, de son environnement et des générations futures!

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